Fiche 1 · Données
L’adhésion ne vaut pas consentement : le RGPD d’une association en cinq points
Un bulletin d’adhésion signé n’autorise pas à envoyer une newsletter, ni à relancer par SMS. Ce que le règlement demande, et où ça se règle dans vos outils.
- Une base légale par usage Gérer l’adhésion relève de l’exécution du contrat avec le membre. La newsletter, la relance de dons ou le SMS relèvent d’une autre base, le plus souvent le consentement. Une seule signature ne couvre pas les deux (RGPD, article 6).
- Le consentement se prouve Case non précochée, distincte du bulletin d’adhésion, datée. Il se retire aussi simplement qu’il se donne, et vous devez pouvoir montrer quand et comment il a été donné (RGPD, article 7).
- Le registre des traitements La liste de ce que vous faites des données, pourquoi, combien de temps, avec qui. La CNIL publie un modèle. C’est la première pièce qu’un contrôle demande (RGPD, article 30).
- Email et SMS Accord préalable, désinscription en un clic sur chaque envoi, et pas de prospection par SMS en dehors des horaires raisonnables. Le cadre français est le code des postes et des communications électroniques, article L34-5.
- Dans les outils Un champ de consentement par canal dans le CRM, synchronisé vers l’outil d’emailing, pour que « refusé » le reste partout. C’est le chantier Données et le chantier Conformité de notre offre.
Sources : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), articles 6, 7 et 30 ; code des postes et des communications électroniques, article L34-5 ; modèle de registre publié par la CNIL. Fiche rédigée le 2 septembre 2026. Elle décrit un cadre général, pas un conseil juridique adapté à votre situation.